RGAA

Comprendre le Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité

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L’accessibilité numérique est un droit fondamental. Elle garantit à chacun l’accès aux sites web et aux applications mobiles, quels que soient ses moyens techniques ou ses capacités physiques, sensorielles ou cognitives.
En France, c’est le RGAA, ou Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité, qui définit les règles à suivre pour rendre un service numérique accessible.
Cet article vous permet de comprendre ce qu’est le référentiel RGAA, pourquoi il est indispensable, comment il s’applique et à qui il s’adresse.

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Définition et cadre du RGAA

Le RGAA est un cadre de référence officiel mis en place par l’État français pour améliorer l’accessibilité numérique des sites web et services en ligne.
Il repose sur la loi du 11 février 2005 sur l’égalité des droits et des chances, renforcée par le décret n° 2019-768.

Ce référentiel accessibilité s’aligne sur les normes internationales de la Web Accessibility Initiative (WAI) et des WCAG (Web Content Accessibility Guidelines).

Le RGAA est publié et maintenu par la Direction interministérielle du numérique (DINUM). Il s’adresse à tous les acteurs publics et, dans certains cas, à des structures privées qui proposent des services numériques au public.

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Objectifs et enjeux de l’accessibilité numérique

L’objectif principal du RGAA est de garantir un accès équitable aux informations et services numériques.
Cela concerne les citoyens en situation de handicap, mais aussi les personnes âgées, celles utilisant des équipements obsolètes, ou vivant dans des environnements contraignants.

L’accessibilité numérique est aussi un enjeu :

Social

Car elle lutte contre l’exclusion

économique

Car elle lutte contre l’exclusion

légal

Car elle répond à une obligation réglementaire

technique

En améliorant la robustesse et la qualité des interfaces

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Définition et cadre du RGAA

Le RGAA est organisé autour de 13 thématiques, qui couvrent les grands éléments des interfaces numériques.
Chaque thématique regroupe des critères d’accessibilité accompagnés de méthodes de test et de résultats attendus.

Par exemple :

Les images doivent comporter une alternative textuelle pertinente.

Les contrastes de couleurs doivent être suffisants.

La navigation doit être possible au clavier.

Le HTML et le CSS doivent respecter des normes strictes.

Le RGAA 4.1 contient 106 critères, classés selon leur nature et leur impact sur l’utilisateur.

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Mise en œuvre et conformité

L’application du RGAA suit une logique en quatre étapes : audit, correction, publication, suivi.
Il s’agit d’un processus continu visant à garantir une amélioration progressive de l’accessibilité.

Voici comment cela fonctionne :

Un diagnostic est mené sur le site ou l’application, pour identifier les éléments non conformes au référentiel.

Les points bloquants sont corrigés selon les priorités établies.
Un document officiel est publié en ligne, décrivant le niveau de conformité.

Un plan d’action est défini sur plusieurs années pour maintenir l’accessibilité à jour.

Ce processus implique les développeurs, les équipes de contenu, les graphistes, mais aussi les décideurs publics.
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Critères de ce référentiel d’accessibilité

Les critères RGAA évaluent la capacité d’un site ou d’une application à être utilisé sans difficulté par tous.
Ils couvrent plusieurs aspects : visuels, techniques, éditoriaux.

On distingue trois grands niveaux de conformité :

A

Exigences de base

AA

Niveau recommandé pour la conformité légale

AAA

Niveau optimal, mais rarement exigé

Les critères concernent notamment :

  • les textes alternatifs sur les images
  • la structuration sémantique (titres, paragraphes)
  • les liens, boutons et formulaires
  • les scripts interactifs (JavaScript)
  • les supports multimédias (audio, vidéo, sous-titrage)
 

Chaque critère est accompagné d’une méthode de test précise.

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État de conformité

Chaque site ou application soumis au RGAA doit afficher clairement son état de conformité. Cela passe par la publication d’une déclaration d’accessibilité accessible depuis toutes les pages. Cette déclaration doit inclure :
  • le niveau de conformité atteint
  • les contenus non conformes
  • les dérogations justifiées
  • les coordonnées pour signaler un problème d’accessibilité

Le respect de cette démarche permet de garantir la transparence et de faciliter les retours des utilisateurs.

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Obligations légales et sanctions

Depuis 2019, le décret RGAA impose aux entités publiques d’appliquer le référentiel.
Sont concernées :

  • les ministères, préfectures et services déconcentrés de l’État
  • les collectivités territoriales et leurs établissements publics
  • les établissements scolaires, universitaires et hospitaliers
  • les structures privées chargées d’une mission de service public

En cas de non-respect, les sanctions peuvent aller d’un simple signalement jusqu’à des amendes administratives.
La direction interministérielle des systèmes d’information et de communication peut être saisie par les citoyens via une plateforme dédiée.

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Acteurs et responsabilités

La mise en accessibilité d’un site ne repose pas sur un seul acteur. Elle implique :

les chefs de projet

et décideurs publics, qui définissent la stratégie

les développeurs

(HTML, CSS, JavaScript), qui implémentent les critères

les designers

et UX/UI, qui conçoivent des interfaces compréhensibles

les rédacteurs

qui assurent une information claire et structurée

les prestataires externes

si le site est confié à une agence web

Chaque acteur doit être sensibilisé à l’accessibilité et formé aux bonnes pratiques.
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RGAA et normes internationales de conformité

Le RGAA est fortement inspiré des standards du W3C, notamment les WCAG 2.1.
Ces normes sont reconnues à l’échelle mondiale et assurent une cohérence dans les pratiques d’accessibilité web.

Cela signifie que le respect du référentiel RGAA garantit une compatibilité avec les usages internationaux, et facilite la coopération entre institutions européennes, administrations, et services globaux.

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Outils, ressources et bonnes pratiques

La mise en œuvre du RGAA peut s’appuyer sur des outils, souvent gratuits, qui facilitent l’analyse et la correction.

Quelques exemples utiles :

Tanaguru

Outil d’audit open source dédié au RGAA

Lighthouse (intégré à Chrome)

Vérifie les performances et l’accessibilité

NVDA ou VoiceOver

Lecteurs d’écran pour test manuel

WAVE

Outil d’analyse visuelle en ligne

Il est recommandé d’intégrer l’accessibilité dès le début des projets, et de réaliser des tests utilisateurs régulièrement.
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Cas pratiques

Site d’une mairie

Un site communal propose des formulaires de demande de carte d’identité et de signalement d’incident.
Après un audit, il est constaté que les contrastes sont insuffisants et que les champs de formulaire ne sont pas correctement étiquetés.
Le RGAA permet d’identifier ces problèmes et de les corriger rapidement.

Application mobile d’un service public

Une application de transport affiche les horaires des bus. Mais les boutons de navigation sont invisibles pour les lecteurs d’écran.
Grâce aux critères RGAA, l’équipe technique ajoute des balises ARIA et rend l’application accessible à tous.

Université en ligne

Les cours sont diffusés en vidéo sans sous-titrage. Un plan d’accessibilité est mis en place pour intégrer les sous-titres et proposer une transcription. L’université publie une déclaration partielle de conformité en attendant la correction complète.